Le coureur d’exception que Ben O’Connor est devenu aujourd’hui a notamment fait ses gammes au Giro d’Italia. C’est sur la Corsa Rosa qu’il a fait ses débuts en Grand Tour, à seulement 23 ans, et c’est également sur les routes italiennes qu’il a remporté sa première grande victoire, deux ans plus tard.
Ce Giro était des plus particuliers : il se déroulait au mois d’octobre 2020, année marquée par la pandémie de Covid. L’Australien s’était distingué à Madonna di Campiglio, sommet évocateur et brutal. Pour lui, on pouvait difficilement imaginer une plus belle journée. La veille déjà, lors de l’étape arrivant à San Daniele del Friuli, il avait mené une échappée de plus de 200 km, mais avait été devancé à l’arrivée par Jan Tratnik. O’Connor a retenté sa chance le lendemain et, cette fois-ci, il a trouvé un parcours plus adapté à son profil, avec l’arrivée en montée à Madonna di Campiglio qui a mis en valeur ses qualités de grimpeur.
“Je suis une personne complètement différente de celle qui a remporté cette étape”, explique aujourd’hui O’Connor. “Je n’avais certainement pas les attentes et les pressions que je m’impose aujourd’hui. Il y avait du potentiel, cela ne fait aucun doute, mais je n’avais aucune idée de ce qui allait arriver par la suite.”