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Ben O’Connor : “Mettre la barre plus haut”

14/04/2026

Le coureur d’exception que Ben O’Connor est devenu aujourd’hui a notamment fait ses gammes au Giro d’Italia. C’est sur la Corsa Rosa qu’il a fait ses débuts en Grand Tour, à seulement 23 ans, et c’est également sur les routes italiennes qu’il a remporté sa première grande victoire, deux ans plus tard.

 

Ce Giro était des plus particuliers : il se déroulait au mois d’octobre 2020, année marquée par la pandémie de Covid. L’Australien s’était distingué à Madonna di Campiglio, sommet évocateur et brutal. Pour lui, on pouvait difficilement imaginer une plus belle journée. La veille déjà, lors de l’étape arrivant à San Daniele del Friuli, il avait mené une échappée de plus de 200 km, mais avait été devancé à l’arrivée par Jan Tratnik. O’Connor a retenté sa chance le lendemain et, cette fois-ci, il a trouvé un parcours plus adapté à son profil, avec l’arrivée en montée à Madonna di Campiglio qui a mis en valeur ses qualités de grimpeur.

 

Je suis une personne complètement différente de celle qui a remporté cette étape”, explique aujourd’hui O’Connor. “Je n’avais certainement pas les attentes et les pressions que je m’impose aujourd’hui. Il y avait du potentiel, cela ne fait aucun doute, mais je n’avais aucune idée de ce qui allait arriver par la suite.

Une ascension constante

Pour l’Australien né à Subiaco, ce fut le début d’un parcours qui l’a notamment conduit à devenir vice-champion du monde en 2024, dans le sillage de Tadej Pogačar. “Je me suis amélioré d’année en année, j’ai terminé 4e au Tour et au Giro, je suis monté sur le podium de la Vuelta et j’ai remporté des étapes dans les trois Grands Tours. Mais ma mentalité est restée la même : j’essaie toujours de mettre la barre plus haut, de m’améliorer. Et ce sera pareil pour le prochain Giro, j’essaierai de faire mieux que la dernière fois que je l’ai couru.”

 

O’Connor fera partie des coureurs en lice pour le podium final du Giro 2026. La dernière fois qu’il a participé à la Corsa Rosa, en 2024 – la meilleure année de sa carrière, avec également une 2e place à la Vuelta –, il a terminé 4e. Il n’était pas loin du podium et de la 3e place occupée par Geraint Thomas.

 

Si la 4e place est ce que j’aurai dans les jambes, alors je serai content du résultat”, poursuit le coureur de Jayco AlUla. “Mais j’aimerais réussir à mieux gérer la course par rapport à ce que j’ai fait il y a deux ans. J’avais été mal en point la dernière semaine et je n’avais pas pu faire ce que j’avais en tête. Voilà, j’aimerais faire une troisième semaine comme il se doit, comme je l’aime, au lieu de subir et d’essayer de perdre le moins de secondes possible. À Valgardena et au Passo Brocon, j’avais énormément souffert, ce furent des journées terribles, même si, heureusement, j’ai réussi à me remettre un peu pour l’étape du Monte Grappa.”

De la marge pour faire mieux

Son début de saison a été plutôt discret, à distance des premiers du Tour Down Under, de l’UAE Tour et de la Volta a Catalunya. Malgré cela, le sous-estimer serait une grave erreur, même face au favori annoncé par beaucoup.

 

Jonas Vingegaard fait partie des meilleurs au monde, ce n’est pas facile de suivre le rythme d’un coureur comme lui. Mais j’ai prouvé que, quand je suis en forme, je suis moi aussi capable de faire de belles choses à vélo. J’espère donc y parvenir également en mai prochain.”

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