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Un chrono pour fendre les eaux : à fond vers Pérouse

25/04/2024

Septième étape, de Foligno à Pérouse : 38,5 kilomètres à avaler en apnée. Ce contre-la-montre définira d’une façon ou d’une autre le Giro d’Italia de tous les grands favoris. Après l’avoir surmonté, les leaders et leurs équipes sauront s’il s’agit pour eux de rouler sur la défensive, en faisant preuve de prudence, ou s’ils doivent au contraire lancer les grandes manoeuvres pour refaire le retard accumulé sur le chrono.

Le contre-la-montre semble rapide, favorable aux spécialistes puissants de l’effort solitaire… jusqu’au km 32, lorsqu’ils atteindront la localité de Ponte Valleceppi. La route se redressera alors pendant 6,5 kilomètres, en direction de Pérouse, pour offrir l’occasio de renverser la vapeur aux coureurs moins habitués à arpenter de longues lignes droites. Ce sont surtout les 1500 premiers mètres de la montée vers Casaglia qui impressionnent, avec des pentes à deux chiffres qui pourraient en faire vriller plus d’un, surtout les coureurs un peu plus lourds. Ensuite, la pente est plutôt irrégulière, avec des passages presque plats et de brusques ruptures de pentes sur lesquelles il faudra trouver les bons rapports. Certains pourraient opter pour un changement de monture, passant sur un vélo de route traditionnel pour affronter les dernières rampes traîtresses.

Pérouse donne aussi vie à la mémoire d’Alfonsina Strada – la première femme à avoir participé à des compétitions cyclistes masculines, une pionnière dans la promotion du sport féminin pour qu’il soit traité comme pour les hommes – qui, il y a exactement 100 ans, en 1924, a connu une journée très difficile lors du seul Giro d’Italia qu’elle ait jamais couru. Victime de nombreuses mésaventures, elle a franchi la ligne d’arrivée hors délai, près de quatre heures après le vainqueur Giuseppe Enrici, mais elle a pu continuer la course.

La dernière arrivée à Pérouse, en 1985, a donné lieu à la victoire de Ron Kiefel, premier Américain à s’imposer sur la Corsa Rosa.

L’histoire veut que dans 3 cas sur 4, le vainqueur du contre-la-montre de l’Ombrie remporte ensuite le Maglia Rosa : Bernard Hinault en 1982 a remporté le Perugia-Assisi puis le Giro, Tony Rominger en 1995 a remporté le Foligno-Assisi puis le Giro, Tom Dumoulin en 2017 a remporté le Foligno-Montefalco puis le Giro. Seul Fausto Coppi, en 1951, a remporté le Perugia-Terni mais a ensuite été battu par Fiorenzo Magni dans la lutte pour le Maglia Rosa. En résumé, le vainqueur de la course Foligno-Perugia, le 10 mai prochain, est à surveiller en vue de la victoire finale.

La storia vuole che in 3 casi su 4, chi ha vinto la cronometro umbra si è poi portato a casa la Maglia Rosa: Bernard Hinault nel 1982 si impose nella Perugia-Assisi e poi vinse il Giro, Tony Rominger nel 1995 si impose nella Foligno-Assisi e poi vinse il Giro, Tom Dumoulin nel 2017 si impose nella Foligno-Montefalco e poi vinse il Giro. Solo Fausto Coppi, nel 1951, si impose nella Perugia-Terni ma poi fu battuto da Fiorenzo Magni nella lotta per la Maglia Rosa. Però, insomma, chi il 10 maggio vincerà la Foligno-Perugia andrà sicuramente tenuto d’occhio in ottica vittoria finale.

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