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Un champion olympique en cache un autre : Milan consacré à San Salvo

07/05/2023

Filippo Ganna n’est pas le seul Italien surpuissant. On a parfois tendance à l’oublier, tant “Pippo” éclabousse de sa classe les épreuves auxquelles il participe, sur piste ou sur route, et tout particulièrement le Giro d’Italia… Mais le détenteur du record de l’heure, double champion du monde du contre-la-montre, doit son titre de champion olympique sur piste à l’alchimie et au talent collectifs de l’équipe de poursuite olympique, dont Ganna (Ineos Grenadiers) fait partie aux côtés, notamment, de Jonathan Milan (Bahrain Victorious).

Particulièrement attendu sur le contre-la-montre de la Costa dei Trabocchi, Ganna a subi la loi de Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step) dans la poursuite de la première Maglia Rosa de cette 106e édition. Mais le lendemain, son partenaire Milan a déchaîné toute sa puissance sur le même front de mer, quelques kilomètres plus au sud, pour s’imposer à San Salvo devant David Dekker (Arkéa-Samsic) et Kaden Groves (Alpecin-Deceuninck). Le premier succès de sa carrière sur un Grand Tour, au lendemain de ses premiers tours de pédales sur une épreuve par étapes…

L’alliance des sprinteurs et le punch e Lapeira

À seulement 22 ans, Milan a su promener son immense gabarit par-delà les difficultés disséminées sur un plus de 200 kilomètres. Le scénario du début de course n’a pas dû trop l’inquiéter : cinq coureurs – Paul Lapeira (AG2R Citroën), Thomas Champion (Cofidis), Alessandro Verre (Arkéa-Samsic), Mattia Bais (Eolo Kometa) et Stefano Gandin (Corratec) – se sont lancés à l’attaque dès le premier kilomètre de course, peu après midi. Et les Trek-Segafredo de Mads Pedersen ont réagi lorsque l’écart s’est envolé à 5’40’’ après 9km.

En quête d’un premier succès sur le Giro après ses triomphes sur le Tour de France et la Vuelta a España l’an dernier, le Danois a vite trouvé des alliés de circonstances : les Alpecin-Deceuninck de Kaden Groves, les Team DSM de Marius Mayrhofer et Alberto Dainese, les Astana-Qazaqstan de Mark Cavendish… Le peloton contrôlait pour s’assurer un premier emballage massif pendant que Lapeira faisait parler son punch pour décrocher avant son 23e anniversaire (le 28 mai, jour de l’arrivée à Rome) son premier maillot distinctif sur son premier Grand Tour.

Milan et Evenepoel évitent la chute

Sur le bord de mer Adriatique, l’échappée s’est désagrégée est les derniers rescapés ont finalement été avalés par le peloton à 37 km de l’arrivée. Il ne restait plus qu’à mener une parade tranquille jusqu’au grand gallop sur le littoral ? Pas vraiment…

Comme à l’approche de chaque final d’étape, et tout particulièrement en tout début de Grand Tour, la tension est montée. Tout le monde a cherché la meilleure place aux avant-postes et une chute a fini par déchirer le peloton à un peu moins de 4 kilomètres de l’arrivée. Pedersen y a perdu toutes ses chances de remporter une étape dans laquelle ses équipiers ont beaucoup travaillé.

Milan a su se faufiler avant d’imposer sa puissance quelques minutes plus tard. Et Remco Evenepoel ? Le Belge a vu la chute, l’a évitée et a conservé sans encombre la Maglia Rosa qu’il défendra lundi sur une nouvelle étape piégeuse en direction de Mefli.

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