Une attaque à plus de 100 kilomètres de l’arrivée, un numéro en solitaire sur les 66 derniers, un nouveau maillot arc-en-ciel emblématique d’une domination époustouflante… Tadej Pogačar nous émerveille encore et encore. À Kigali, au Rwanda, le Slovène a été sacré champion du monde pour la deuxième fois consécutive, démontrant une fois de plus qu’à l’heure actuelle, pour le battre, il faudrait probablement être un extraterrestre.
Après sa “défaite” dans le contre-la-montre, on pouvait l’imaginer prenable, mais Pogačar a fait du Pogačar, en passant à l’attaque de (très) loin, sur les pentes du Mont Kigali. Deux talents que nous avons appris à connaître sur les routes du Giro d’Italia, Juan Ayuso (Espagne) et Isaac Del Toro (Mexique), ont tenté de lui répondre, mais l’un après l’autre, ils ont dû hisser le drapeau blanc. Bataillant avec sa monture, Remco Evenepoel (Belgique) a finalement dû se contenter de la deuxième place, tandis que Ben Healy (Irlande), troisième, a confirmé toute sa force en accompagnant les deux phénomènes sur le podium.
“Quand j’ai attaqué, mon idée était de créer un petit groupe, comme ça a été le cas avec Ayuso et Del Toro“, raconte le vainqueur du Giro 2024. “Puis Juan a eu un problème sur les pavés et Del Toro a eu des maux d’estomac, je me suis donc retrouvé seul assez tôt et j’ai dû me battre avec moi-même, comme l’année dernière. J’ai eu quelques doutes, car les montées devenaient plus difficiles tour après tour, mais j’ai poussé jusqu’à la fin. Cette expérience au Rwanda a été incroyable dans l’ensemble.”
Pour les 12 prochains mois, il portera encore le maillot arc-en-ciel emblématique. Il n’a peut-être pas connu une saison aussi magique et unique que celle de 2024, où il a réalisé le triplé Giro-Tour-Mondial, mais Tadej terminera son année 2025 avec des victoires aux Strade Bianche, au Tour des Flandres, à la Flèche wallonne, à Liège-Bastogne-Liège et au Tour de France. Et nous l’attendons à Il Lombardia samedi 11 octobre…