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Cav’, comme au bon vieux temps

08/05/2022

“Où est donc passé tout ce temps ?”, interrogeait Mark Cavendish (Quick-Step Alpha Vinyl) au moment de prendre le départ du Giro d’Italia 2022, neuf ans après sa dernière participation à la Corsa Rosa, et près de quatorze ans après y avoir décroché son premier succès. Le temps file, le Giro explore de nouveaux territoires avec la Grande Partenza hongroise, mais le Cav’ finit toujours par lever les bras, à Balatonfüred comme à Cantazaro.

La légende britannique du sprint élève son palmarès vers de nouvelles hauteurs vertigineuses : 53 victoires d’étapes en Grand Tour, dont 16 sur le Giro (34 sur le Tour, 3 sur la Vuelta), dans la continuité de son retour au premier plan en 2021. “Peu importe le nombre, je veux juste continuer à courir et à gagner“, assure-t-il à deux semaines de son 37e anniversaire.

Son premier succès sur le Giro, le 13 mai 2008, Cavendish l’avait décroché sur le lungomare, en bord de mer ionienne. Dimanche, 13 ans et 360 jours après son émergence victorieuse sur la Corsa Rosa (soit le 4e écart le plus grand entre un premier et un dernier succès sur le Giro, un classement statistique dominé par Gino Bartali, avec 15 ans et 9 jours), c’est sur les rives du lac Balaton qu’il a déboulé triomphalement.

MVDP rejoint l’Italie en Rosa

Le peloton y achevait la 3e et dernière étape hongroise, au terme d’une première séquence lancée par la Grande Partenza de Budapest. Pour boucler la boucle magyare, on retrouvait dans l’échappée les deux courageux du premier jour de course, le duo de Drone Hopper-Androni Giocattoli Mattia Bais et Filippo Tagliani, accompagnés cette fois par un représentant d’Eolo-Kometa, Samuele Rivi.

Leur offensive lancée immédiatement après le départ de Kaposvár leur a rapidement offert une avance de 6’05’’ (km 19). Mais les Alpecin-Fenix ont pris la poursuite en main autour de leur porteur de la Maglia Rosa, Mathieu Van der Poel. La première opportunité promise aux sprinteurs se dessinait rapidement, et le Néerlandais s’assurait de voyager vers l’Italie avec sa tunique précieuse dans les valises.

Les attaquants ont rendez-vous sur l’Etna

Une fois l’échappée avalée, à 28km de l’arrivée, il restait toutefois une difficulté à surmonter : la côte de Tihany. Les 3 points au sommet (à 12,6km de l’arrivée) attiraient Rick Zabel (Israel-Premier Tech), porteur de la Maglia Azzurra par procuration, et Pascal Eenkhoorn (Jumbo-Visma), également placé après son effort dans la montée finale du contre-la-montre, samedi.

Au sommet, le Néerlandais prenait le dessus, mais Zabel prenait pour de bon la tête du classement de la montagne. Eenkhoorn poursuivait son effort, creusait un écart de 12’’ à 10km de l’arrivée, et était finalement repris 4km plus loin.

Les attaquants trouveront l’ouverture sur le sol italien, peut-être dès mardi sur les pentes de l’Etna, après une journée de repos. Mais dimanche, la parole était aux sprinteurs et Cavendish en a profité pour s’installer un peu plus dans la légende de son sport.

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