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Pogačar et Van der Poel, au firmament des étoiles de la Primavera

21/03/2026

Le cyclisme d’aujourd’hui est dominé par des champions. Des athlètes extraordinaires, capables d’exploits incroyables, qui écrasent pratiquement toutes les courses auxquelles ils participent. Ce qui rend Milano-Sanremo si fascinante, tant par son parcours que par son déroulement, c’est qu’il est vraiment difficile d’y imposer une telle domination. La Classicissima occupe donc une place à part parmi les grandes courses du calendrier cycliste : elle est la plus difficile à prédire.

Pogačar contre Van der Poel : le duel sans fin

A départ de Milano-Sanremo 2026, on retrouve néanmoins deux favoris habitués à dominer les Classiques : Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) et le vainqueur sortant Mathieu Van der Poel (Alpecin-PremierTech). Les éditions récentes montrent toutefois que pour gagner, il faut non seulement des jambes et de la force, mais aussi de l’imagination et un bon timing. Ils sont les plus forts, cela ne fait guère de doute, mais à Sanremo, cela ne suffit pas.

Le Slovène s’attaque pour la sixième fois à la Classicissima, qui peut se vanter d’être pratiquement la seule course à avoir repoussé à plusieurs reprises le Cannibale du cyclisme moderne. L’année dernière, il a fait passer la Cipressa pour une sorte de Stelvio, et pourtant cela n’a pas suffi pour gagner, mais pour bouleverser le scénario classique de Sanremo, ça oui. Tant qu’il ne l’aura pas remportée, de son propre aveu, il essaiera inlassablement.

Van der Poel, en revanche, prendra le départ avec la sérénité de celui qui sait qu’il s’est djéà imposé deux fois, et tout ce qui viendra en plus sera un bonus. La forme affichée entre l’Omloop Het Nieuwsblad et Tirreno Adriatico ompressionne et nous sommes prêts à parier que, à chaque mouvement de Pogačar, on trouvera le Néerlandais vigilant dans sa roue.

Il ne faut toutefois pas sous-estimer les seconds couteaux , si l’on peut les appeler ainsi. Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) est l’une des inconnues les plus intéressantes : comment Pogačar va-t-il l’utiliser ? Comme dernier homme ou comme pion pour tenter, peut-être, de bousculer Van der Poel ? Le champion du monde de cyclo-cross, quant à lui, pourra compter sur Jasper Philipsen  si l’arrivée se fait au sprint sur la Via Roma, pour reproduire leur succès de 2024.

Les outsiders

La présence de Pogačar décourage les sprinteurs, mais donne en revanche de l’espoir à ceux qui souhaitent une course aussi difficile que possible. Que ce soit sur la Cipressa ou au Poggio – nous ne pouvons imaginer qu’il ait l’intention de se lancer plus tôt –, plusieurs coureurs tenteront de se donner à fond pour rester au contact de ceux qui attaqueront. Parmi eux, comptons sur Tom Pidcock (Pinarello Q36.5), brillant vainqueur de Milano-Torino et peut-être le plus apte aux descentes de la Cipressa et du Poggio. Wout Van Aert (Visma | Lease a Bike) voudra réveiller les souvenirs brillants de son unique succès en Monument, ici même en 2020. Filippo Ganna (Ineos Grenadiers), après deux deuxièmes places, vise la plus haute marche du podium.

Parmi les “grimpeurs”, qui espèrent peut-être un nouveau mouvement sur la Cipressa, on trouve également Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), Giulio Ciccone (Lidl-Trek), Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike), Primož Roglič et Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-hansgrohe), ou encore Andrea Vendrame (Jayco AlUla).

Expérience et vitesse

On compte d’autres anciens vainqueurs à Sanremo, qui tenteront donc de mettre leur expérience à profit, pour eux mêmes ou pour leurs coéquipiers. Nous nous souvenons tous de la descente folle de Matej Mohorič (Bahrain Victorious) depuis le Poggio en 2022, du finish de Jasper Stuyven (Lidl-Trek) en 2021, du sprint ébouriffant de Michal Kwiatkowski (Ineos Grenadiers) en 2017 contre Peter Sagan et Julian Alaphilippe (Tudor), qui s’est rattrapé en s’imposant en 2019, ou du triomphe de John Degenkolb (Picnic PostNL) en 2015. De Pavie à Sanremo, entre souvenirs et nouveaux objectifs, ils seront eux aussi de la partie.

Le duel annoncé entre Pogačar et Van der Poel pourrait bien donner lieu à une course tactique, et c’est pourquoi on ne peut écarter d’emblée les sprinteurs, qui ne manquent évidemment pas. Il y a l’étoile montante Paul Magnier (Soudal-QuickStep), qui, au pire, prendra ses marques pour revenir à l’avenir, puis Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM), vainqueur d’étape à la Tirreno-Adriatico, Matteo Trentin (Tudor),  Luke Lamperti (EF Education-EasyPost), vainqueur d’étape à Paris-Nice, Bryan CoquardB (Cofidis), Mike Teunissen (XDS Astana), Biniam Girmay (NSN) et Giovanni Lonardi (Polti VisitMalta).

D’autres encore peuvent sortir de leur boîte au dernier moment pour régner sur la Via Roma. Le Norvégien Jonas Abrahamsen (Uno-X Mobility) ne se fera certainement pas prier sil faut attaquer. Et, en parlant de Scandinaves, Mads Pedersen (Lidl-Trek) fait également son retour dans le peloton pour l’occasion, après s’être remis d’une fracture du poignet et de la clavicule. Il ne sera peut-être pas encore au sommet de sa forme, mais il ne faut jamais sous-estimer un coureur comme lui.

Retrouvez toutes les informations sur le site officiel de Milano-Sanremo

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