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Le déblocage

18/05/2022

Et soudain, Alberto Dainese a retrouvé le chemin de la victoire. Pour lui, pour l’équipe DSM, et pour toute l’Italie. Mercredi, le jeune sprinteur s’est envolé vers le succès dans le final de la 12e étape, à Reggio Emilia. En prenant le meilleur sur Fernando Gaviria et Arnaud Démare (4e), il a non seulement signé le troisième succès de sa jeune carrière, 833 jours après le précédent, en février 2020. Il a aussi ouvert le compteur de victoires italiennes sur cette édition.

Le dernier succès à domicile pour les héros locaux de la Corsa Rosa remontait au contre-la-montre de Milan, pour clore l’édition 2021 avec une victoire de Filippo Ganna. Depuis, dix étapes s’étaient écoulées, soit la troisième disette la plus longue pour les coureurs transalpins dans l’histoire du Giro. L’équilibre est rétabli à la faveur d’un sprint impressionnant de Dainese, venu sauter sur la ligne Fernando Gaviria.

Le déblocage semblait pourtant promis au missile colombien, idéalement placé après avoir vu Arnaud Démare lancer le sprint de loin. Mais Gaviria, vainqueur à Reggio Emilia en 2017, devra encore attendre pour retrouver la victoire sur un Grand Tour, trois ans après son dernier succès sur le Giro.

À toute allure dans le vent

Les baroudeurs n’ont pas attendu longtemps non plus pour se mettre en action après le départ de Santarcangelo di Romagna. On retrouvait rapidement deux coureurs à l’avant : les Italiens Luca Rastelli et Filippo Tagliani, dont l’avance atteignait les 5 minutes après une soixantaine de kilomètres, avant de voir un peloton nerveux se mettre lui aussi en action rapidement.

Le vent soufflait dans les plaines d’Émilie-Romagne, et on annonçait du grabuge à la sortie de Bologne, à la mi-étape. Les Ineos Grenadiers et Quick-Step Alpha Vinyl ont bien fait monter la pression, mais avec une seule véritable conséquence : la fin de l’échappée à 92km de l’arrivée. Quelques instants plus tard, Caleb Ewan était momentanément distancé, mais le sprinteur australien retrouvait rapidement sa place dans le peloton.

Dries De Bondt préférait pour sa part rouler seul, avec une nouvelle sortie initiée à 59km de l’arrivée et avortée juste avant la flamme rouge. Les trains Quick-Step Alpha Vinyl et Groupama-FDJ tentaient d’imposer leur loi, mais Dainese, emmené par Romain Bardet, trouvait l’ouverture au bout d’une étape menée à toute allure : 47,015km/h, la 10e vitesse moyenne la plus rapide pour une étape en ligne dans l’histoire du Giro. Après une longue attente, ce succès en appelle bien d’autres pour le jeune Italien.

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