Promise à l’échappée, la 17e étape du Giro d’Italia 2026 a été animée de bout en bout entre Cassano d’Adda et Andalo. Les attaques n’ont cessé de rythmer la journée jusqu’à celle, décisive, de Michael Valgren (EF Education-EasyPost) à l’approche du dernier kilomètre. Le Danois lève les bras pour la première fois sur la Corsa Rosa, toujours dominée par Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) qui a vécu une journée tranquille. Jhonatan Narvaez (UAE Emirates XRG) s’empare lui de la Maglia Ciclamino au détriment du Français Paul Magnier (Soudal Quick-Step).
28 coureurs dans l’échappée
Prenez trois ascensions répertoriées, dont une qui s’achève à dix kilomètres de l’arrivée. Ajoutez un profil à la fois trop difficile pour les sprinteurs, mais pas assez pour que les favoris du classement général ne fassent des différences (montées de 3e catégorie). Concluez avec un contexte de lendemain d’étape suisse montagneuse, et de dures journées à venir dans la semaine. Vous avez là les ingrédients pour faire de cette 17e étape du Giro d’Italia 2026, entre Cassano d’Adda et Andalo, le terrain de jeu idéal pour une échappée victorieuse prisée par les puncheurs et baroudeurs.
Ainsi s’expliquent les initiatives de dizaines de coureurs durant la première partie de la journée, animée dès le kilomètre zéro. Il faut pourtant attendre le 35e pour que sept attaquants ne parviennent à prendre la fuite. S’ensuit un festival de contres en tous genres, qui ramène finalement le scénario à une échappée à 28 cyclistes. On y trouve notamment Damiano Caruso (Bahrain Victorious), 13e du classement général, mais aussi des vainqueurs d’étapes comme Jhonatan Narvaez (UAE Emirates XRG), Einer Rubio (Movistar) ou Giulio CIccone (Lidl-Trek).
À six pour la victoire
La deuxième ascension répertoriée du jour, la Cocca di Lodrina (km 88,1), est celle qui voit ce groupe se former, mais aussi Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United) s’extirper. Le Français part en solitaire pour une épopée d’une cinquantaine de kilomètres. L’approche du sprint interméddiaire de Roncone (km 143,8) condamne ses chances. Au passage sur la ligne, Jhonatan Narvaez atteint son objectif de récupérer la Maglia Ciclamino à Paul Magnier (Soudal Quick-Step) avec 10 points d’avance. Ce sera le seul changement de maillot de la journée.
L’ascension d’Andalo-Lever (km 191,3) chamboule à nouveau la course. Offensif dans la montée, Einer Rubio parvient à s’extirper de ce qui restait du groupe de tête, avec Michael Valgren dans ses roues. Les deux hommes partent pour se livrer un duel pour la victoire… mais Igor Arrieta revient. Puis Damiano Caruso, Aleksandr Vlasov (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) à deux kilomètres de l’arrivée. Ce sera donc une explication à six !
Michael Valgren nouveau vainqueur
Homme le plus puissant de ce groupe, Michael Valgren n’attend pas le sprint final pour porter l’estocade. Le lauréat de l’Amstel Gold Race 2018 attaque à 1,1 kilomètre de l’arrivée et s’envole vers sa toute première victoire sur le Giro d’Italia et sur un Grand Tour. Il s’impose devant Andreas Leknessund, classé 2e pour la quatrième fois de sa carrière, et Damiano Caruso qui grimpe de la 13e à la 9e place au classement général. Le leader de celui-ci, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), a vécu une journée tranquille à plus de cinq minutes du vainqueur.