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Fedaia: un autre cadeau

28/04/2022

Les 10 ascensions emblématiques de la Corsa Rosa : le Fedaia

Explorez les 10 ascensions emblématiques du Giro d’Italia avec une section dédiée aux légendes, faits et statistiques de chacune d’entre elles.

Maintenant, place au Fedaia.

Un autre cadeau

La première fois que le Giro d’Italia a affronté le Passo  Fedaia, c’était en 1970, le 5 juin.

Cela aurait déjà dû avoir lieu l’année précédente, à l’occasion de l’étape Trento-Malga Ciapela, mais ces débuts furent repoussés par le mauvais temps : neige et vent sur les sommets, pluie et grêle au fond de la vallée, étape annulée.

Mais Torriani – qui avait amené le Stelvio sur la Corsa Rosa en 1953, et le Gavia dans les années 1960 – tenait particulièrement à cette arrivée au pied de la Marmolada, la reine des Dolomites.

Il y tenait tellement qu’exactement douze mois plus tard la Caravane était de retour, et cette fois une belle journée ensoleillée l’attendait.

Merckx portait la Maglia Rosa, son coéquipier Zilioli s’échappait avant d’être repris et la victoire s’est jouée entre six coureurs, Gimondi, Merckx, Bitossi, Dancelli, Vandenbossche et Gosta Pettersson.

Michele Dancelli et sa Maglia Ciclamino émergeaient en vainqueurs après une accélération à 500 mètres de l’arrivée.

Il est curieux, cependant, que la première fois que le Giro a affronté la Marmolada, le Fedaia n’a pas vraiment été escaladé.

Les 9 premiers kilomètres ont été gravis, de Caprile à Malga Ciapela en passant par le spectaculaire Serrai di Sottoguda (un étroit canyon creusé dans la roche par le ruisseau Pettorina), mais il restait encore 5 kilomètres pour atteindre le col.

Les 5.000 mètres les plus durs, les plus sélectifs, peut-être les plus exigeants de toutes les Dolomites.

Juste après Malga Ciapela, au détour d’une courbe sur la droite, l’ascension jette le masque et montre son pire visage : d’abord une ligne droite de près de trois kilomètres avec une pente moyenne d’environ 12% et des pics à 16, puis encore 2.500 mètres de virages en épingle à cheveux avec des pentes toujours supérieures à 10%.

Torriani le savait bien, et il décida qu’il garderait cette difficulté pour l’avenir, comme pour apprécier la merveille du Fedaia petit à petit.

Ce fut enfin le cas en 1975, dans l’avant-dernière étape du Giro, Pordenone-Alleghe, avec  les ascentions de Staulanza, Colle Santa Lucia, Fedaia et Pordoi au programme.

Ce jour-là, la Maglia Rosa Fausto Bertoglio a peiné dans cette ligne droite infernale, mais il a tout de même réussi à défendre son bien contre les attaques de Galdos et De Vlaeminck, vainqueur de l’étape.

Mais celui dont on veut se souvenir aujourd’hui, c’est Giancarlo Polidori, un rouleur des Marches qui courait pour l’équipe Furzi.

Il fut le premier à franchir les 2057 mètres du Passo Fedaia, à longer le lac et à voir avec des yeux de coureur le glacier qui monte jusqu’au sommet de la Reine des Dolomites.

Il était donc le premier à profiter du nouveau cadeau offert par Vincenzo Torriani au Giro d’Italia et, par-delà, à tout le cyclisme mondial.

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